18 Mar

Face à "L'insoutenable légèreté de l'être"...

Publié par Céline Paeye - Mil'N  - Catégories :  #carnet

Le temps passe vite.

Aujourd'hui, les photos de mon enfance sont entreposées dans des cartons, elles datent parfois de plus de trois décennies. Les images de mon adolescence ressurgissent souvent sans crier gare, du plus profond de ma mémoire, et je les y range alors à nouveau dans ce tiroir dont j'ai la clé. Sur les clichés pris plus tard je suis une femme. J'ai déjà parcouru du chemin, mais j'espère qu'il en reste encore beaucoup à découvrir.

Et là, Croisement...

Vers où aller? Quelle voix écouter? quelle voie emprunter?

 

" Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans jamais avoir répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même? c'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. [...]
Einmal ist keinmal, une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout".

M. Kundera. L'insoutenable légèreté de l'être.

 

Bon. ça, je le savais déjà, bien avant de lire Kundera.

Mais soyons un peu pragmatique. On est là, qu'on le veuille ou non.

Ce soir, cette semaine, ce mois-ci, je ne vois qu'une seule solution:

" Yesterday is a history. Tomorrow is a mistery. Today is a gift. That's why it is called the PRESENT" (a.m. Searle)

Cette phrase est quasiment entrée dans la sagesse populaire. Cependant n'y voyez pas là de ma part quelque paresse intellectuelle... Réel apprentissage - celui du lâcher prise - il s'agit d'éviter de tomber dans la résignation apprise ("Hopelessness helpelessness"), et faire ce qui fait que je suis moi.

Pouvoir avoir de beaux souvenirs, ceux d'une réalité vécue, et non les images d'une vie figurée.

 

 

 

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Carnet d'une post-doctorante